La concordance de base entre passé composé, imparfait et plus-que-parfait
Ces trois temps permettent d’organiser un récit au passé. Le passé composé marque les événements, l’imparfait donne le décor ou l’habitude, et le plus-que-parfait exprime une action antérieure à une autre action passée.
Il pleuvait quand je suis arrivé.
J’avais déjà mangé quand elle a appelé.
Nous étions fatigués parce que nous avions beaucoup marché.
Le plus-que-parfait
Le plus-que-parfait se forme avec l’imparfait de « avoir » ou « être » + participe passé. Il situe une action avant un autre moment du passé.
J’avais fini avant midi.
Elle était déjà partie.
Ils avaient oublié l’adresse.
Le futur antérieur au niveau de base
Le futur antérieur se forme avec le futur simple de « avoir » ou « être » + participe passé. Il exprime une action qui sera terminée avant un moment futur.
Quand tu arriveras, j’aurai terminé.
Elle sera partie avant neuf heures.
Nous aurons fini demain soir.
Le conditionnel présent
Le conditionnel présent exprime une demande polie, un souhait, une possibilité ou le résultat d’une condition. Il se forme souvent avec le radical du futur et les terminaisons de l’imparfait.
Je voudrais partir.
Tu pourrais m’aider ?
Si j’avais le temps, je voyagerais.
Le conditionnel passé
Le conditionnel passé exprime un regret, une hypothèse non réalisée ou une information non confirmée. Il se forme avec « avoir » ou « être » au conditionnel + participe passé.
J’aurais aimé venir.
Elle serait partie plus tôt.
Ils auraient trouvé une solution.
Le subjonctif présent: formation et emplois essentiels
Le subjonctif présent exprime souvent la volonté, la nécessité, le doute, l’émotion ou le jugement. Il apparaît surtout dans une proposition introduite par « que ».
Il faut que tu viennes.
Je veux qu’elle réussisse.
Je suis content que vous soyez là.
Le subjonctif après il faut que, vouloir que, bien que
Après certaines expressions comme « il faut que », « vouloir que » et « bien que », le subjonctif est attendu. Ces structures expriment une nécessité, une volonté ou une concession.
Il faut que je parte.
Elle veut que tu comprennes.
Bien qu’il soit tard, je continue.
L’indicatif vs le subjonctif
L’indicatif présente un fait comme réel ou certain. Le subjonctif présente l’action comme souhaitée, incertaine, évaluée, nécessaire ou dépendante d’une subjectivité.
Je sais qu’il vient.
Je veux qu’il vienne.
Il est possible qu’elle soit malade.
Attention: Après « espérer que », on utilise généralement l’indicatif: « J’espère qu’il viendra », pas « qu’il vienne » dans l’usage courant.
Les verbes pronominaux aux temps composés
Les verbes pronominaux utilisent « être » aux temps composés. L’accord du participe dépend de la fonction du pronom réfléchi et de la présence d’un objet direct.
Elle s’est levée.
Ils se sont parlé.
Elle s’est lavé les mains.
Attention: Dans « Elle s’est lavé les mains », on n’accorde pas « lavé » avec « elle » car l’objet direct est « les mains » placé après le verbe.
L’accord du participe passé avec avoir quand le COD précède
Avec l’auxiliaire « avoir », le participe passé s’accorde avec le complément d’objet direct seulement si ce COD est placé avant le verbe.
J’ai lu les lettres.
Les lettres que j’ai lues.
Je les ai vues.
Attention: Cherchez d’abord le COD et sa place: « les lettres » après le verbe → pas d’accord; « que/les » avant le verbe → accord.
Les pronoms y et en: emplois avancés
À un niveau plus avancé, « y » et « en » remplacent non seulement des lieux ou des quantités, mais aussi des compléments abstraits introduits par « à » ou « de ».
Je pense à ce projet → J’y pense.
Elle parle de son voyage → Elle en parle.
Il en revient souvent.
Le double pronom complément
Deux pronoms compléments peuvent apparaître dans la même phrase. Leur ordre suit des règles précises et change avec l’impératif affirmatif.
Je te le donne.
Elle nous en parle.
Donne-le-moi.
L’ordre des pronoms compléments
L’ordre courant avant le verbe est: me/te/se/nous/vous, puis le/la/les, puis lui/leur, puis y, puis en. À l’impératif affirmatif, l’ordre et la forme changent.
Je le lui donne.
Il y en a.
Ne me le dis pas.
Dis-le-moi.
Attention: À l’impératif affirmatif, dites « Donne-le-moi », pas « Donne-moi-le ».
Les pronoms relatifs: qui, que, où, dont
« Qui » est souvent sujet, « que » objet direct, « où » indique lieu ou temps, et « dont » remplace un complément introduit par « de ». Ces pronoms évitent les répétitions.
La femme qui parle.
Le film que j’ai vu.
Le livre dont je parle.
Le jour où je suis né.
Les pronoms relatifs composés: lequel, laquelle, lesquels, lesquelles
Les formes composées s’utilisent souvent après une préposition et s’accordent avec l’antécédent. Elles sont fréquentes dans un style précis ou formel.
La raison pour laquelle je pars.
Les documents avec lesquels je travaille.
Le sujet auquel je pense.
Ce qui, ce que, ce dont
Ces formes remplacent une idée entière ou un antécédent non exprimé. « Ce qui » fonctionne comme sujet, « ce que » comme objet direct, et « ce dont » comme complément introduit par « de ».
Ce qui m’intéresse, c’est la grammaire.
Je comprends ce que tu dis.
Voici ce dont j’ai besoin.
Le discours indirect au présent et au passé
Le discours indirect rapporte les paroles de quelqu’un sans citation directe. Au passé, les temps, les pronoms et les marqueurs temporels peuvent changer.
Il dit qu’il est prêt.
Elle a dit qu’elle était fatiguée.
Il m’a dit qu’il viendrait le lendemain.
Les questions indirectes
Les questions indirectes sont intégrées dans une autre phrase. Elles gardent souvent l’ordre sujet-verbe et n’utilisent pas toujours l’inversion.
Je ne sais pas où il habite.
Peux-tu me dire quand elle arrive ?
Je me demande s’il comprend.
Attention: Dans une question indirecte, évitez l’inversion simple: dites « Je sais où il est », pas « Je sais où est-il ».
La transformation directe / indirecte
Transformer un discours direct en discours indirect demande d’ajuster les pronoms, les temps, les possessifs et parfois les expressions de temps ou de lieu.
« Je suis malade » → Il dit qu’il est malade.
« Je viendrai demain » → Elle a dit qu’elle viendrait le lendemain.
La voix passive
La voix passive met l’accent sur l’objet de l’action plutôt que sur celui qui agit. Elle se forme avec « être » + participe passé, et l’agent peut être introduit par « par ».
La porte est fermée.
Ce roman a été écrit par une autrice célèbre.
Les résultats seront annoncés demain.
Le gérondif: en faisant
Le gérondif se forme avec « en » + participe présent. Il exprime souvent la simultanéité, la manière ou la cause.
Il travaille en écoutant de la musique.
En sortant, j’ai vu Paul.
On apprend en pratiquant.
Le participe présent
Le participe présent se termine généralement en -ant et peut exprimer une action simultanée ou caractériser un nom. Il est plus fréquent à l’écrit qu’à l’oral.
Les personnes travaillant ici sont bilingues.
Voyant le danger, il s’est arrêté.
Une personne parlant français peut nous aider.
L’expression de l’hypothèse: si + présent / futur, si + imparfait / conditionnel
Les phrases avec « si » permettent d’exprimer des conditions réelles ou imaginaires. « Si + présent » va souvent avec le futur; « si + imparfait » va souvent avec le conditionnel.
Si tu viens, je serai content.
Si j’avais plus de temps, je lirais davantage.
Si elle appelle, réponds.
Attention: Après « si » conditionnel, n’utilisez pas le futur simple: dites « Si tu viens », pas « Si tu viendras ».
L’expression de la concession: bien que, même si, malgré
La concession indique qu’un fait n’empêche pas un autre fait. « Bien que » est suivi du subjonctif, « même si » de l’indicatif, et « malgré » d’un nom ou d’un groupe nominal.
Bien qu’il soit malade, il travaille.
Même s’il pleut, nous sortons.
Malgré la fatigue, elle continue.
L’expression de la conséquence: donc, alors, c’est pourquoi, si bien que
La conséquence montre le résultat d’une action ou d’une situation. Le choix du connecteur dépend du registre et de la force du lien logique.
Il pleut, donc je reste.
Elle était malade, alors elle est rentrée.
Il a beaucoup travaillé, si bien qu’il a réussi.
L’expression de l’opposition: pourtant, cependant, tandis que
L’opposition met deux idées en contraste. « Pourtant » et « cependant » relient souvent deux phrases; « tandis que » oppose deux propositions.
Il est riche; pourtant, il vit simplement.
Je voulais partir, cependant je suis resté.
Elle lit tandis que lui regarde la télévision.
Les marqueurs temporels: depuis, pendant, il y a, en, dans
Ces marqueurs organisent le temps: durée qui continue, durée totale, moment passé, temps nécessaire ou délai futur. Ils influencent souvent le choix du temps verbal.
J’habite ici depuis deux ans.
J’ai travaillé pendant trois heures.
Je pars dans dix minutes.
J’ai fini en une heure.
Attention: « Depuis » indique souvent une action commencée dans le passé et encore vraie: « Je vis ici depuis 2020 ».
Les indéfinis: chacun, aucun, certains, plusieurs, n’importe qui
Les indéfinis permettent de parler de personnes ou de choses sans les identifier précisément. Ils expriment la totalité, l’absence, la sélection ou l’indifférence.
Chacun a répondu.
Aucun étudiant n’est absent.
Certains préfèrent attendre.
N’importe qui peut participer.
Tout, tous, toute, toutes
« Tout » peut être déterminant, pronom ou adverbe. Il varie souvent en genre et en nombre quand il accompagne ou remplace un nom.
tout le monde
tous les jours
toute la nuit
Elles sont toutes venues.
Les degrés de l’adjectif et de l’adverbe
Les adjectifs et les adverbes peuvent exprimer différents degrés: intensité simple, comparaison ou superlatif. Les adverbes permettent aussi de nuancer la force d’une description.
très rapide
plus rapidement
le moins clairement
beaucoup plus intéressant
Les prépositions dépendant des verbes et adjectifs
Beaucoup de verbes et d’adjectifs se construisent avec une préposition fixe. Il faut apprendre ces combinaisons comme des expressions complètes.
penser à
avoir besoin de
être fier de
être prêt à
Les constructions faire + infinitif et laisser + infinitif
« Faire + infinitif » exprime qu’on provoque ou commande une action. « Laisser + infinitif » exprime qu’on permet ou ne bloque pas l’action.
Je fais réparer ma voiture.
Elle a fait venir un médecin.
Laisse-moi parler.
Ils nous ont laissé entrer.
La mise en relief: c’est…qui / c’est…que au niveau de base
La mise en relief sert à insister sur un élément de la phrase. « C’est…qui » met en relief le sujet; « c’est…que » met en relief un autre complément.