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Française Grammaire pour francophones

A1 Niveau Débutant Française Grammaire

33 sujets

L’alphabet, l’élision et la liaison grammaticale de base

Le français écrit ne se prononce pas toujours lettre par lettre. L’élision supprime une voyelle devant une autre voyelle ou un h muet, et la liaison fait entendre une consonne normalement muette devant certains mots.

  • l’ami
  • J’habite à Paris.
  • les amis → /lez‿ami/

Attention: Ne prononcez pas toutes les consonnes finales: dans « les amis », le s de « les » se prononce grâce à la liaison, mais le s final de « amis » reste muet.

Les pronoms sujets: je, tu, il, elle, nous, vous, ils, elles

Les pronoms sujets indiquent qui fait l’action. En français, ils sont presque toujours exprimés devant le verbe, même quand la terminaison verbale donne déjà une information.

  • Je parle français.
  • Nous habitons ici.
  • Elles sont étudiantes.

Le verbe être au présent

Le verbe « être » sert à identifier, décrire, donner une profession, une nationalité ou un état. Ses formes au présent sont très irrégulières et doivent être mémorisées.

  • Je suis fatigué.
  • Tu es prêt ?
  • Ils sont français.

Attention: Ne traduisez pas mot à mot l’anglais « I am 20 »: en français on dit « J’ai 20 ans », pas « Je suis 20 ans ».

Le verbe avoir au présent

Le verbe « avoir » exprime la possession, l’âge, certaines sensations et de nombreuses expressions courantes. Il sert aussi d’auxiliaire dans beaucoup de temps composés.

  • J’ai un frère.
  • Elle a froid.
  • Nous avons le temps.

Les verbes réguliers en -er au présent

Les verbes réguliers en -er forment le plus grand groupe verbal. On enlève -er et on ajoute les terminaisons -e, -es, -e, -ons, -ez, -ent.

  • Je parle.
  • Tu regardes.
  • Nous aimons la musique.

Les verbes réguliers en -ir et -re au présent

Les verbes réguliers en -ir et -re suivent des modèles différents. Pour les -ir de type « finir », on utilise notamment -is, -is, -it, -issons, -issez, -issent; pour beaucoup de -re, on utilise -s, -s, rien, -ons, -ez, -ent.

  • Je finis mon travail.
  • Nous choisissons un livre.
  • Il vend sa voiture.

Les verbes irréguliers fréquents: aller, faire, venir, pouvoir, vouloir

Ces verbes sont indispensables car ils apparaissent dans des phrases très fréquentes. Ils ne suivent pas toujours les modèles réguliers, mais ils servent à former des idées de mouvement, d’action, de capacité et de volonté.

  • Je vais à l’école.
  • Elle fait du sport.
  • Nous voulons apprendre.

La phrase affirmative simple

La phrase affirmative de base suit généralement l’ordre sujet + verbe + complément. Cette structure permet de construire des phrases simples et claires.

  • Marie parle français.
  • Je regarde un film.
  • Nous habitons à Lyon.

La phrase négative: ne…pas

La négation de base encadre le verbe conjugué avec « ne » et « pas ». À l’oral, « ne » disparaît souvent, mais il reste important à l’écrit.

  • Je ne comprends pas.
  • Elle n’aime pas le café.
  • Nous ne sommes pas prêts.

Attention: À l’écrit soigné, gardez les deux parties: « Je ne sais pas ». « Je sais pas » est courant à l’oral mais familier.

La phrase interrogative: intonation, est-ce que, inversion simple

On peut poser une question avec l’intonation, avec « est-ce que », ou avec l’inversion du sujet et du verbe. L’intonation est courante à l’oral; l’inversion est plus formelle.

  • Tu viens ?
  • Est-ce que tu viens ?
  • Viens-tu ?

Les mots interrogatifs: qui, que, quoi, où, quand, comment, pourquoi, combien

Les mots interrogatifs servent à demander une personne, une chose, un lieu, un moment, une manière, une raison ou une quantité. Leur place dépend du registre et de la structure de la question.

  • Qui est là ?
  • Où habites-tu ?
  • Pourquoi tu pars ?

Les articles définis: le, la, l’, les

L’article défini désigne quelque chose de connu, unique, déjà mentionné ou pris dans un sens général. Il s’accorde avec le nom en genre et en nombre.

  • le livre
  • la maison
  • l’école
  • les enfants

Les articles indéfinis: un, une, des

L’article indéfini introduit une personne ou une chose non encore identifiée ou non spécifique. Il correspond souvent à « a/an » ou « some » en anglais.

  • un ami
  • une voiture
  • des questions

Les articles partitifs: du, de la, de l’

Les articles partitifs expriment une quantité non précisée, surtout avec la nourriture, les boissons et les matières. Ils signifient souvent « some » ou « any » selon le contexte. La forme « des » est surtout présentée au début comme article indéfini pluriel.

  • Je bois de l’eau.
  • Elle mange du pain.
  • Nous achetons de la farine.

Attention: Après une négation, le partitif devient souvent « de »: « Je mange du fromage » → « Je ne mange pas de fromage ».

Le genre des noms: masculin et féminin

En français, chaque nom a un genre grammatical: masculin ou féminin. Ce genre influence les articles, les adjectifs et parfois les pronoms utilisés avec le nom.

  • un livre
  • une table
  • la voiture rouge

Attention: Le genre n’est pas toujours logique: « une personne » est féminin même si la personne est un homme.

Le nombre des noms: singulier et pluriel

Le pluriel indique qu’il y a plusieurs éléments. La plupart des noms prennent -s au pluriel, mais cette terminaison est souvent muette à l’oral.

  • un ami → des amis
  • une maison → des maisons
  • un animal → des animaux

Les adjectifs qualificatifs

Les adjectifs qualificatifs décrivent une qualité, une apparence, une couleur, une taille ou un état. Ils se rapportent à un nom ou à un pronom.

  • un grand jardin
  • une histoire intéressante
  • Elle est heureuse.

L’accord de l’adjectif en genre et en nombre

L’adjectif s’accorde généralement avec le nom qu’il qualifie: masculin ou féminin, singulier ou pluriel. On ajoute souvent -e au féminin et -s au pluriel, avec des formes irrégulières fréquentes.

  • un petit chien
  • une petite maison
  • des petites maisons

Attention: Certains adjectifs changent davantage: « beau » devient « belle », « nouveau » devient « nouvelle ».

La place des adjectifs fréquents

La plupart des adjectifs se placent après le nom, mais certains adjectifs courts et fréquents se placent souvent avant: petit, grand, beau, bon, jeune, vieux, nouveau.

  • une voiture rouge
  • un petit café
  • un bon ami

Les adjectifs possessifs: mon, ma, mes, ton, ta, tes

Les adjectifs possessifs indiquent la possession ou la relation. Ils s’accordent avec le nom possédé, pas avec la personne qui possède.

  • mon frère
  • ma sœur
  • mes parents

Attention: Devant un nom féminin qui commence par une voyelle, on utilise « mon »: « mon amie », pas « ma amie ».

Les adjectifs démonstratifs: ce, cet, cette, ces

Les adjectifs démonstratifs servent à montrer ou identifier un nom. Ils varient selon le genre, le nombre et parfois le son initial du mot suivant.

  • ce livre
  • cet homme
  • cette idée
  • ces enfants

Il y a

« Il y a » sert à dire qu’une chose existe ou se trouve quelque part. Il peut correspondre à « there is » ou « there are » selon le contexte.

  • Il y a un problème.
  • Il y a trois chaises.
  • Il y a beaucoup de monde.

C’est / ce sont

« C’est » et « ce sont » servent à identifier, présenter ou commenter une personne, une chose ou une situation. « C’est » est très courant, même dans des contextes où le pluriel existe.

  • C’est mon frère.
  • Ce sont mes clés.
  • C’est important.

Il est / elle est vs c’est

« Il est / elle est » décrit souvent une personne ou une chose déjà identifiée avec un adjectif ou une profession sans article. « C’est » introduit ou identifie avec un nom, souvent avec un article.

  • Il est médecin.
  • C’est un médecin.
  • Elle est gentille.
  • C’est une bonne idée.

Attention: Ne dites pas « Il est un professeur » dans le français courant: dites « Il est professeur » ou « C’est un professeur ».

Les prépositions de lieu: à, dans, sur, sous, devant, derrière, chez

Les prépositions de lieu indiquent où se trouve une personne ou une chose. « Chez » est utilisé avec une personne, une profession ou un commerce assimilé à une personne.

  • Le livre est sur la table.
  • Je suis chez Paul.
  • La voiture est devant la maison.

Les prépositions de temps: à, en, le, de…à

Les prépositions de temps situent une action dans le temps. On utilise par exemple « à » pour l’heure, « en » pour les mois ou les saisons, « le » pour les jours, et « de…à » pour une durée bornée.

  • à huit heures
  • en juillet
  • le lundi
  • de neuf heures à midi

Les adverbes simples: très, bien, mal, beaucoup, peu

Les adverbes modifient un verbe, un adjectif ou un autre adverbe. Ils indiquent l’intensité, la manière, la quantité ou l’évaluation.

  • Il parle bien.
  • Elle est très gentille.
  • Je travaille beaucoup.

L’impératif affirmatif et négatif

L’impératif sert à donner un ordre, un conseil, une invitation ou une instruction. Il existe surtout avec tu, nous et vous, sans pronom sujet.

  • Écoute !
  • Ne parle pas !
  • Allons-y.
  • Prenez votre livre.

Le futur proche: aller + infinitif

Le futur proche exprime une action qui va se produire bientôt ou un projet déjà envisagé. Il se forme avec le verbe « aller » au présent suivi d’un infinitif.

  • Je vais partir.
  • Nous allons étudier.
  • Elle va appeler demain.

Le passé récent: venir de + infinitif

Le passé récent exprime une action qui vient juste de se produire. Il se forme avec « venir » au présent + de + infinitif.

  • Je viens d’arriver.
  • Elle vient de sortir.
  • Nous venons de finir.

Le passé composé avec avoir au niveau de base

La plupart des verbes forment le passé composé avec « avoir » au présent + participe passé. Il sert à raconter une action terminée.

  • J’ai mangé.
  • Elle a regardé un film.
  • Nous avons fini le travail.

Le passé composé avec être au niveau de base

Certains verbes de mouvement ou de changement d’état, ainsi que les verbes pronominaux, utilisent « être » au passé composé. Le participe passé s’accorde avec le sujet.

  • Je suis allé à Paris.
  • Elle est arrivée tard.
  • Ils sont partis.

Attention: Avec « être », pensez à l’accord: « Elle est partie », « Ils sont partis », « Elles sont parties ».

Les connecteurs simples: et, mais, ou, parce que, donc

Les connecteurs simples relient les idées. « Et » ajoute, « mais » oppose, « ou » propose une alternative, « parce que » donne une cause, et « donc » indique une conséquence.

  • Je suis fatigué, mais je continue.
  • Elle part parce qu’elle travaille.
  • Il pleut, donc je reste ici.

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