L’alphabet, l’élision et la liaison grammaticale de base
Le français écrit ne se prononce pas toujours lettre par lettre. L’élision supprime une voyelle devant une autre voyelle ou un h muet, et la liaison fait entendre une consonne normalement muette devant certains mots.
- l’ami
- J’habite à Paris.
- les amis → /lez‿ami/
Attention: Ne prononcez pas toutes les consonnes finales: dans « les amis », le s de « les » se prononce grâce à la liaison, mais le s final de « amis » reste muet.
Les pronoms sujets: je, tu, il, elle, nous, vous, ils, elles
Les pronoms sujets indiquent qui fait l’action. En français, ils sont presque toujours exprimés devant le verbe, même quand la terminaison verbale donne déjà une information.
- Je parle français.
- Nous habitons ici.
- Elles sont étudiantes.
Le verbe être au présent
Le verbe « être » sert à identifier, décrire, donner une profession, une nationalité ou un état. Ses formes au présent sont très irrégulières et doivent être mémorisées.
- Je suis fatigué.
- Tu es prêt ?
- Ils sont français.
Attention: Ne traduisez pas mot à mot l’anglais « I am 20 »: en français on dit « J’ai 20 ans », pas « Je suis 20 ans ».
Le verbe avoir au présent
Le verbe « avoir » exprime la possession, l’âge, certaines sensations et de nombreuses expressions courantes. Il sert aussi d’auxiliaire dans beaucoup de temps composés.
- J’ai un frère.
- Elle a froid.
- Nous avons le temps.
Les verbes réguliers en -er au présent
Les verbes réguliers en -er forment le plus grand groupe verbal. On enlève -er et on ajoute les terminaisons -e, -es, -e, -ons, -ez, -ent.
- Je parle.
- Tu regardes.
- Nous aimons la musique.
Les verbes réguliers en -ir et -re au présent
Les verbes réguliers en -ir et -re suivent des modèles différents. Pour les -ir de type « finir », on utilise notamment -is, -is, -it, -issons, -issez, -issent; pour beaucoup de -re, on utilise -s, -s, rien, -ons, -ez, -ent.
- Je finis mon travail.
- Nous choisissons un livre.
- Il vend sa voiture.
Les verbes irréguliers fréquents: aller, faire, venir, pouvoir, vouloir
Ces verbes sont indispensables car ils apparaissent dans des phrases très fréquentes. Ils ne suivent pas toujours les modèles réguliers, mais ils servent à former des idées de mouvement, d’action, de capacité et de volonté.
- Je vais à l’école.
- Elle fait du sport.
- Nous voulons apprendre.
La phrase affirmative simple
La phrase affirmative de base suit généralement l’ordre sujet + verbe + complément. Cette structure permet de construire des phrases simples et claires.
- Marie parle français.
- Je regarde un film.
- Nous habitons à Lyon.
La phrase négative: ne…pas
La négation de base encadre le verbe conjugué avec « ne » et « pas ». À l’oral, « ne » disparaît souvent, mais il reste important à l’écrit.
- Je ne comprends pas.
- Elle n’aime pas le café.
- Nous ne sommes pas prêts.
Attention: À l’écrit soigné, gardez les deux parties: « Je ne sais pas ». « Je sais pas » est courant à l’oral mais familier.
La phrase interrogative: intonation, est-ce que, inversion simple
On peut poser une question avec l’intonation, avec « est-ce que », ou avec l’inversion du sujet et du verbe. L’intonation est courante à l’oral; l’inversion est plus formelle.
- Tu viens ?
- Est-ce que tu viens ?
- Viens-tu ?
Les mots interrogatifs: qui, que, quoi, où, quand, comment, pourquoi, combien
Les mots interrogatifs servent à demander une personne, une chose, un lieu, un moment, une manière, une raison ou une quantité. Leur place dépend du registre et de la structure de la question.
- Qui est là ?
- Où habites-tu ?
- Pourquoi tu pars ?
Les articles définis: le, la, l’, les
L’article défini désigne quelque chose de connu, unique, déjà mentionné ou pris dans un sens général. Il s’accorde avec le nom en genre et en nombre.
- le livre
- la maison
- l’école
- les enfants
Les articles indéfinis: un, une, des
L’article indéfini introduit une personne ou une chose non encore identifiée ou non spécifique. Il correspond souvent à « a/an » ou « some » en anglais.
- un ami
- une voiture
- des questions
Les articles partitifs: du, de la, de l’
Les articles partitifs expriment une quantité non précisée, surtout avec la nourriture, les boissons et les matières. Ils signifient souvent « some » ou « any » selon le contexte. La forme « des » est surtout présentée au début comme article indéfini pluriel.
- Je bois de l’eau.
- Elle mange du pain.
- Nous achetons de la farine.
Attention: Après une négation, le partitif devient souvent « de »: « Je mange du fromage » → « Je ne mange pas de fromage ».
Le genre des noms: masculin et féminin
En français, chaque nom a un genre grammatical: masculin ou féminin. Ce genre influence les articles, les adjectifs et parfois les pronoms utilisés avec le nom.
- un livre
- une table
- la voiture rouge
Attention: Le genre n’est pas toujours logique: « une personne » est féminin même si la personne est un homme.
Le nombre des noms: singulier et pluriel
Le pluriel indique qu’il y a plusieurs éléments. La plupart des noms prennent -s au pluriel, mais cette terminaison est souvent muette à l’oral.
- un ami → des amis
- une maison → des maisons
- un animal → des animaux
Les adjectifs qualificatifs
Les adjectifs qualificatifs décrivent une qualité, une apparence, une couleur, une taille ou un état. Ils se rapportent à un nom ou à un pronom.
- un grand jardin
- une histoire intéressante
- Elle est heureuse.
L’accord de l’adjectif en genre et en nombre
L’adjectif s’accorde généralement avec le nom qu’il qualifie: masculin ou féminin, singulier ou pluriel. On ajoute souvent -e au féminin et -s au pluriel, avec des formes irrégulières fréquentes.
- un petit chien
- une petite maison
- des petites maisons
Attention: Certains adjectifs changent davantage: « beau » devient « belle », « nouveau » devient « nouvelle ».
La place des adjectifs fréquents
La plupart des adjectifs se placent après le nom, mais certains adjectifs courts et fréquents se placent souvent avant: petit, grand, beau, bon, jeune, vieux, nouveau.
- une voiture rouge
- un petit café
- un bon ami
Les adjectifs possessifs: mon, ma, mes, ton, ta, tes
Les adjectifs possessifs indiquent la possession ou la relation. Ils s’accordent avec le nom possédé, pas avec la personne qui possède.
- mon frère
- ma sœur
- mes parents
Attention: Devant un nom féminin qui commence par une voyelle, on utilise « mon »: « mon amie », pas « ma amie ».
Les adjectifs démonstratifs: ce, cet, cette, ces
Les adjectifs démonstratifs servent à montrer ou identifier un nom. Ils varient selon le genre, le nombre et parfois le son initial du mot suivant.
- ce livre
- cet homme
- cette idée
- ces enfants
Il y a
« Il y a » sert à dire qu’une chose existe ou se trouve quelque part. Il peut correspondre à « there is » ou « there are » selon le contexte.
- Il y a un problème.
- Il y a trois chaises.
- Il y a beaucoup de monde.
C’est / ce sont
« C’est » et « ce sont » servent à identifier, présenter ou commenter une personne, une chose ou une situation. « C’est » est très courant, même dans des contextes où le pluriel existe.
- C’est mon frère.
- Ce sont mes clés.
- C’est important.
Il est / elle est vs c’est
« Il est / elle est » décrit souvent une personne ou une chose déjà identifiée avec un adjectif ou une profession sans article. « C’est » introduit ou identifie avec un nom, souvent avec un article.
- Il est médecin.
- C’est un médecin.
- Elle est gentille.
- C’est une bonne idée.
Attention: Ne dites pas « Il est un professeur » dans le français courant: dites « Il est professeur » ou « C’est un professeur ».
Les prépositions de lieu: à, dans, sur, sous, devant, derrière, chez
Les prépositions de lieu indiquent où se trouve une personne ou une chose. « Chez » est utilisé avec une personne, une profession ou un commerce assimilé à une personne.
- Le livre est sur la table.
- Je suis chez Paul.
- La voiture est devant la maison.
Les prépositions de temps: à, en, le, de…à
Les prépositions de temps situent une action dans le temps. On utilise par exemple « à » pour l’heure, « en » pour les mois ou les saisons, « le » pour les jours, et « de…à » pour une durée bornée.
- à huit heures
- en juillet
- le lundi
- de neuf heures à midi
Les adverbes simples: très, bien, mal, beaucoup, peu
Les adverbes modifient un verbe, un adjectif ou un autre adverbe. Ils indiquent l’intensité, la manière, la quantité ou l’évaluation.
- Il parle bien.
- Elle est très gentille.
- Je travaille beaucoup.
L’impératif affirmatif et négatif
L’impératif sert à donner un ordre, un conseil, une invitation ou une instruction. Il existe surtout avec tu, nous et vous, sans pronom sujet.
- Écoute !
- Ne parle pas !
- Allons-y.
- Prenez votre livre.
Le futur proche: aller + infinitif
Le futur proche exprime une action qui va se produire bientôt ou un projet déjà envisagé. Il se forme avec le verbe « aller » au présent suivi d’un infinitif.
- Je vais partir.
- Nous allons étudier.
- Elle va appeler demain.
Le passé récent: venir de + infinitif
Le passé récent exprime une action qui vient juste de se produire. Il se forme avec « venir » au présent + de + infinitif.
- Je viens d’arriver.
- Elle vient de sortir.
- Nous venons de finir.
Le passé composé avec avoir au niveau de base
La plupart des verbes forment le passé composé avec « avoir » au présent + participe passé. Il sert à raconter une action terminée.
- J’ai mangé.
- Elle a regardé un film.
- Nous avons fini le travail.
Le passé composé avec être au niveau de base
Certains verbes de mouvement ou de changement d’état, ainsi que les verbes pronominaux, utilisent « être » au passé composé. Le participe passé s’accorde avec le sujet.
- Je suis allé à Paris.
- Elle est arrivée tard.
- Ils sont partis.
Attention: Avec « être », pensez à l’accord: « Elle est partie », « Ils sont partis », « Elles sont parties ».
Les connecteurs simples: et, mais, ou, parce que, donc
Les connecteurs simples relient les idées. « Et » ajoute, « mais » oppose, « ou » propose une alternative, « parce que » donne une cause, et « donc » indique une conséquence.
- Je suis fatigué, mais je continue.
- Elle part parce qu’elle travaille.
- Il pleut, donc je reste ici.